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Cette fois, mon système est à peu près au point... L'Asahi Pentax Spotmatic SP II fonctionne comme au moment de sa naissance, vers 1970 : le rideau de l'obturateur est intact, les vitesses passent bien, comme on dit au garage. Il n'y a que la batterie de la cellule qui n'ait pas survécu aux années. Pendant quelques jours, je me suis servi de ma Lunasix 3, elle aussi quadragénaire. Je l'ai déjà dit, le problème de pile ne se pose pas pour ce posemètre de légende, car Gossen produit maintenant un adaptateur. Mais j'ai fini par trouver une batterie de 1,35 volt pour Spotmatic qui fait très bien l'affaire (mise à jour du 11 avril 2011 : voir ici). L'objectif Super-Takumar 1.4/50 se porte à merveille également. Certes, argentique pour argentique, je préfèrerais le Leica de Cartier-Bresson : la fonction créant l'organe, cela me donnerait peut-être un atome de génie. Mais, en 2011, être le clodo de l'exercice argentique n'est pas sans noblesse...

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Ne restait plus qu'à retrouver les bons réflexes. Et à racheter un petit barda de développement chez MX2, pour quelques essais concluants : cuve simple spire à billes (17,20 €), révélateur Ilford ID11, en poudre, pour un litre de produit à diluer (14,95 €), fixateur en poudre Fomapix pour un litre (4,30 €), thermomètre simple (3,80 €), éprouvette graduée de 650 ml (7,20 €) et pince à essorer les films (10,30 €). Le minimum minimorum, au prix le plus bas possible, pour recommencer cette chimie plus précise qu'autrefois. Le bain d'arrêt, le liquide mouillant, le décapsuleur de cartouches et autres accessoires sont superflus quand on ne veut pas se ruiner dans une activité à l'avenir incertain.

L'affaire se corserait si je devais ensuite faire des tirages papier (mon agrandisseur Durst dort depuis des lustres dans un grenier et je ne dispose plus d'aucun local où étaler mes bacs). Mais, de nos jours, le scanner permet facilement d'exploiter ses négatifs, dès lors qu'on ne compte pas montrer sa production dans des galeries new-yorkaises. Je signale que ces machines sont très exigeantes sur la qualité de la prise de vue : une mauvaise exposition se rattrape plus difficilement qu'avec un papier dont on peut doser le contraste et le temps de pose, un grain mal maîtrisé se transforme en vilain bruit, les dégradés doivent être soignés au millipoil. Rien n'interdit le post-traitement avec les logiciels connus (DXO et Photoshop Eléments dans mon cas), ni même des tentatives de HDR (qu'on croit à tort réservées au numérique), mais cela dispense encore moins qu'avec le numérique de soigner tout spécialement la prise de vue.

Armé de mon Spotmatic et de mon posemètre, j'ai fait de premiers essais dans Paris. Ils ont fini à la poubelle. Ceux d'hier, place de l'Etoile, étaient un peu plus concluants. Je ne les présente ici, cette fois, que pour montrer le chemin qui reste à parcourir (mais la lumière était déplorablement blafarde pour du noir et blanc, et le sujet avait été cerné un peu à la va-vite). La pellicule est de l'Ilford Delta 100. Je préfèrerais de la 50 ISO, plus douce, que j'ai longtemps appréciée, mais elle n'est pas facile à trouver. En tout cas, avec mon vieil appareil et ma Lunasix pendant sur l'estomac, je vous assure que j'avais bonne mine, au milieu des Chinois braquant leurs compacts de poche vers l'Arc de Triomphe !

Cliquer sur les photos pour les voir dans une meilleure résolution sur Flickr.

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Cette image-là paraît un peu bêtement classique, mais il s'agit d'une HDR en deux vues, réalisée avec Photomatix à partir des négatifs scannés. EasyHDR, que j'apprécie aussi, n'a pas réussi à faire coïncider parfaitement les deux photos prises à main levée. Photomatix y est parvenu avec une précision rigoureuse, au pixel près, en rattrapant même le mouvement des voitures.

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